Je rêve d’un monde…

Je rêve d’un monde…

Le 21ème siècle, l’ère de la mondialisation et des nouvelles technologies, du télétravail et de la télé-réalité, du non-binaire et du wokisme, des emojis et des messages éphémères, de la couleur de peau et de l’origine, de la cryptomonnaie et du metaverse, du burkini et du voile intégral, du Covid-19 et des vaccins, … Bref, quelle incroyable époque nous vivons me diriez-vous ! Autant de sujets d’actualité (ou de problèmes selon le cas) qui font leur apparition maintenant et qui ne nous préoccupaient pas (pour la plupart) auparavant, ou qui n’étaient véritablement pas abordés dans la presse, à la radio, ou à la télévision.

Pour être honnête, lorsque j’étais enfant, une bonne partie des interrogations/polémiques d’aujourd’hui, la quasi-majorité des Français s’en moquait totalement ! À l’heure actuelle, chaque actualité est sujet à controverse. On aime chercher la petite bête là où elle ne se trouve pas, on gonfle cette dernière et on en fait comme si c’était une affaire d’État, une urgence absolue à traiter. Mais pourquoi ? Pourquoi ce phénomène, qui n’est pas scientifique, ne cesse de s’amplifier comme boule de neige, pollue le débat public et devient une authentique peste à éradiquer. Il y a plusieurs raisons à cela et je vais globalement y répondre.

“Nous sommes dans une période où tout ce qui compose l’Histoire de l’humanité doit être remis en cause pour des raisons idéologiques fondamentalement perverses.”

Pour ma part, je pense que ce phénomène a commencé il y a plusieurs années. Il m’est impossible de définir une date exacte de ce basculement mais je dirais moins de dix ans. Et à partir de ce moment, notre façon de penser, d’agir, de consommer, de s’exprimer, d’éduquer, d’apprendre, de travailler, a profondément changé. Nous sommes dans une période où tout ce qui compose l’Histoire de l’humanité (d’hier à aujourd’hui) doit être remis en cause pour des raisons idéologiques fondamentalement perverses. Sans oublier que cette bien pensance veut imposer ses mœurs venues des basfond de la société, car pour eux ils ont cette chance inestimable de savoir ce qui est bon ou mauvais. Comme si nous étions incapables d’utiliser notre cerveau de manière raisonnable, de faire preuve de bon sens, et surtout de juger ce qui est bien pour soi et ceux qui nous entourent.

Cette tyrannie qui veut le monopole de la vérité est certes exaspérante, mais elle témoigne de la simplicité d’esprit et de la dangerosité grandissante d’une caste de cas sociaux. Je pense à certains vegans qui saccagent des boucheries, des jeunes qui occupent illégalement un terrain agricole pour y faire la fête, ou bien des supporters de football qui tiennent fièrement des propos racistes dans la tribune d’un stade. Dans un monde en pleine mutation, voilà où nous en sommes à présent. Et je ne suis pas fier de cette folie anxiogène et manipulatrice.

“Vivre avec son temps ne doit pas être synonyme de recul de nos valeurs républicaines.”

D’autre part, la libéralisation de la parole n’a pas eu lieu qu’à travers le mouvement “Metoo”. L’anonymat sur les réseaux sociaux a permis une totale liberté d’opinion et surtout a procuré une confiance aveugle à ses utilisateurs. Une parole qui peut parfois amener à des débordements, et même à des insultes/menaces envers une personne, un groupe d’individus, une entreprise voire même une personnalité publique. C’est d’ailleurs un véritable fléau qui ne cesse de s’amplifier au fur et à mesure, sans solution concrète pour lutter contre cela et éviter que ça se reproduise.

Prenons le cas de Twitter. Avec 1 modérateur pour 200 000 internautes, comment voulez-vous traiter efficacement chaque dossier ? C’est une mission impossible de gérer toutes les demandes d’assistance sur ces plateformes qui sont très nombreuses, et ils ont certainement un temps limité à accorder pour chaque personne. Sans parler que les sanctions à l’encontre de celles et ceux qui enfreignent les règles sont rarissimes. Ce qui amène à une confiance absolue de ces derniers qui continueront à propager en roue libre leur haine et des fake-news. Par ailleurs, l’impact de ces dernières peut être redoutable lorsqu’il y a des enjeux importants, par exemple lors d’une élection présidentielle. Vivre avec son temps ne doit pas être synonyme de recul de nos valeurs républicaines. Et cela ne doit pas non plus signifier que nous devons renier ce que nous sommes nous tous, de simples êtres humains.

“Je rêve d’un monde où l’optimisme triomphe sur le pessimisme.”

Je rêve d’un monde où chaque personne agit pour le bien commun. D’un monde où chaque action permet de rendre notre civilisation meilleure. Je rêve d’un monde où l’optimisme triomphe sur le pessimisme. D’un monde où chaque problème a sa solution. Je rêve d’un monde où l’entraide se fait naturellement sans attendre un retour. D’un monde où le travail rime avec épanouissement. Je rêve d’un monde où chacun fait sa part dans un domaine précis (politique, environnement, santé, éducation, sport,…) de manière honnête. D’un monde où un peuple ressent des frissons et du bonheur à chaque fois qu’il chante “La Marseillaise”. Je rêve d’un monde où chacun accepte ses différences culturelles et en fait une richesse. D’un monde qui ne prête aucune attention à la couleur de peau ou à l’origine de son voisin.

“Je rêve d’un monde où chaque Français ne serait plus considéré comme une charge mais comme une chance.”

Je rêve d’un monde où le respect serait donné à nos anciens. D’un monde où nos forces de l’ordre seraient honorées. Je rêve d’un monde où l’amour triomphe de la guerre. D’un monde où l’on remet l’église au centre du village. Je rêve d’un monde où l’égalité entre l’homme et la femme serait la norme. D’un monde où il n’y aurait plus de remparts dans nos parcours mais des ouvertures. Je rêve d’un monde où la transmission de nos savoirs serait un principe fondamental. D’un monde où notre patrimoine serait sauvé et entretenu. Je rêve d’un monde où chaque Français ne serait plus considéré comme une charge mais comme une chance. D’un monde où l’écologie ne serait plus associée avec le mot régression mais avec progrès.

Cela peut paraître utopique, voire irréalisable. Mais tout est une question de volonté. Alors, voulons-nous une société meilleure et prospère pour nous mais également pour nos enfants, ou une société repliée sur soi-même, où chacun ne pense qu’à sa petite personne ? Tant de défis à relever qui méritent que l’on s’y attarde dès maintenant. Pour conclure ma publication, je terminerais par une célèbre citation de l’ancien Premier Ministre britannique Winston Churchill : “L’un des problèmes de notre société aujourd’hui, c’est que les gens ne veulent pas être utiles, mais importants.”

Mickaël MAIA

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