Les petits hommes gris

Les petits hommes gris

IVG, Health Data Hub, fronde des agriculteurs, colère des professeurs, manifestation des taxis, menace d’une grève des transports en commun durant les Jeux Olympiques de 2024 à Paris… l’ambiance est au beau fixe en Gaule française. Grâce à quoi me direz-vous ? Et bien à la bêtise des petits hommes gris qui a frappé la France, une nouvelle fois.

Dans une période où les défis qui nous attendent sont immenses dans de multiples domaines (intelligence artificielle, éducation, pouvoir d’achat, souveraineté alimentaire, terrorisme islamiste, risques géopolitiques, enjeux écologiques…), notre pays n’a jamais connu un moment aussi turbulent avec une inquiétude régnant en maître parmi les Français.

Revenons sur certaines situations actuelles qui révèlent l’urgence que rencontre actuellement la France. En premier, la crise du côté des agriculteurs.

“Notre nation ne peut pas se permettre de sacrifier sur l’autel sa propre agriculture, ce qui serait une faute grave.”

Le mouvement de contestation qui touche le monde agricole ne date pas d’hier mais s’est accentué au cours de l’année 2023, avec comme première action des panneaux d’entrée de villes retournés par des agriculteurs en signe de protestation. En 10 ans, la profession a perdu 100 000 actifs et s’interroge avec raison sur son avenir. Certaines productions sont mal payées et des fermes envisagent de cesser leur activité. De plus, les normes imposées par la France et l’Europe ne font qu’accentuer cette tension comme la PAC (Politique agricole commune) ou encore la loi Egalim, qui profitent davantage aux grands distributeurs et autres associations qu’aux agriculteurs. Sans parler de la pression des pseudos écologistes nocifs qui les stigmatisent et pourrissent leur quotidien.

Outre le fait qu’il y a un véritable mépris envers ces hommes et ces femmes qui nous nourrissent en travaillant leurs produits et leurs terres, bizarrement on oublie que les agriculteurs sont avant tout des entrepreneurs. Ils prennent à chaque instant des risques, ils investissent, ils contribuent à l’économie nationale et participent au rayonnement de la France à travers le monde. Et malheureusement, leur salaire ne suit pas. Notre nation ne peut pas se permettre de sacrifier sur l’autel sa propre agriculture, ce qui serait une faute grave.

Autre scandale qui touche cette fois-ci nos données médicales et qui pourtant n’est pas assez médiatisé (voire pas du tout) par la presse et la télévision : le Health Data Hub.

“Une fois de plus, il y a un décalage entre le discours des politiques et les actes qui ne suivent pas.”

Créée en 2019, cette structure a pour objectif de faciliter le partage des données de santé dans le but de favoriser la recherche. Cependant, une erreur stratégique vient d’être prise par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). En effet, elle autorise l’hébergement de données de santé des Français par le Health Data Hub via un prestataire américain, en l’occurrence Microsoft.

Alors que plusieurs voix du monde numérique s’élèvent pour s’opposer à cette folie technocratique, comme par exemple le Président et Fondateur de Whaller Thomas Fauré qui a lancé une pétition (auquel je vous invite à signer dès maintenant), je suis absolument scandalisé qu’on offre sur un plateau nos données à des puissances étrangères. Pourquoi ne fait-on pas appel à nos entreprises françaises qui sont parfaitement capables d’assurer un tel service ?

Une fois de plus, il y a un décalage entre le discours des politiques et les actes qui ne suivent pas. Et pire, certaines décisions sont de nature contre-productive et mettent en danger notre souveraineté. Je ne vais pas revenir sur toutes les autres crises car la liste est bien longue et mon billet ferait plusieurs kilomètres. Ne me remerciez pas d’épargner vos yeux, j’ai quand même un bon cœur.

“Lorsque vous confiez un problème à un politique, […], vous pouvez être certain qu’il va l’accentuer en créant des complications néfastes.”

Il serait judicieux de rappeler que le rôle premier de l’État est d’assurer ses missions régaliennes : rendre la justice, assurer la sécurité de ses concitoyens, gérer les finances publiques… Ce qu’il ne fait plus ou très mal depuis plusieurs dizaines d’années.

Lorsque vous confiez un problème à un politique, ou devrais-je dire à un technocrate obnubilé et omnipotent, vous pouvez être certain qu’il va l’accentuer en créant des complications néfastes (normes, contraintes, etc). Ainsi, les petits hommes gris éprouvent un malin plaisir à pourrir chaque jour la vie de nos compatriotes. Ils nous utilisent comme des pions et s’amusent avec nos corps et nos pensées. Tout ce qui se passe en ce moment est leur entière responsabilité. Même si j’aimerais dire que nous avons aussi, nous Français, une part de responsabilité quant à la situation actuelle…

“Le problème avec les petits hommes gris réside dans leur inaction politique.”

Appartenant à une certaine élite française déconnectée de la réalité et passéiste, nos petits hommes gris se contentent de gérer les affaires courantes sans aucune vision pour l’avenir du pays. Ils sont incapables de prendre des décisions courageuses et de faire face aux nombreux défis du XXIe siècle. Le problème avec les petits hommes gris réside dans leur inaction politique. Cela conduit à une stagnation économique, à une montée des inégalités et à une perte de confiance dans les institutions (tous les sondages le démontre).

Seule l’émergence d’un “renouveau français”, qui démarrerait grâce à des faiseux engagés et déterminés depuis nos territoires, permettra d’opérer un virage à 180° pour dynamiser notre démocratie et d’appliquer des projets politiques visionnaires dans tous les domaines (santé, éducation, emploi, sécurité, culture, science, informatique…).

Ne laissons pas les petits hommes gris faire sombrer la France dans la stagnation et le déclin. Il est temps de sortir de l’ère de la technocratie et de retrouver le chemin du progrès. Pour ma part, je me suis engagé aux côtés de David Lisnard en rejoignant son mouvement politique “Nouvelle Énergie”, seule alternative crédible à l’heure actuelle répondant à toutes les aspirations des Français.

Et comme l’a si bien dit un agriculteur sur une radio : “Notre fin sera votre faim”.

Mickaël MAIA

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