Ça s’en va et ça revient ! C’est ainsi que se déroule les débats interminables sur les mêmes sujets à l’Assemblée nationale depuis plusieurs années maintenant. Nous tournons en rond au rythme des discours creux et des solutions qui ne résoud pas grand chose. Mais alors que faire ? Et si la clé à tous les problèmes de la France se trouvait ailleurs ? Ne cherchons pas, il n’y en a qu’une de clé, et elle s’appelle : « Entrepreneurs ».
Ma déclaration d’amour à ces bâtisseurs d’avenir
À travers ce nouveau billet, je veux m’adresser à celles et ceux qui font vraiment avancer le pays au quotidien : vous, entrepreneurs. Chaque jour vous créez de la richesse et des emplois, malgré une bureaucratie qui étouffe notre économie et dégrade constamment notre service public (merci à l’État Léviathan omnipotent et surtout incompétent).
Dans le même temps, nos élus multiplient les plans sans lendemain ou lancent des numéros verts pour assister davantage nos concitoyens. La classe politique s’enlise dans les postures, les compromis stériles et les petites phrases. Il faut l’avouer, elle excelle à merveille dans ces domaines. On peut dire que c’est du 100 % « Made in France ». Et tout ça sans aucune triche ! Étonnant, non ?
« Plutôt que de subir encore une énième représentation vide et sans intérêt particulier, j’invite nos entrepreneurs français à prendre part au futur récit de notre belle et grande nation. »
En toute franchise, l’état catastrophique et lamentable de notre politique nationale est à faire pâlir d’envie n’importe quelle tragédie grecque. Oh oui ! Et j’ai bien l’impression que cela n’est pas prêt de s’arranger. L’actualité récente parle d’elle-même. Plutôt que de subir encore une énième représentation vide et sans intérêt particulier, j’invite nos entrepreneurs français à prendre part au futur récit de notre belle et grande nation.
Toutes ces femmes et ces hommes transforment la société en profondeur, sans tambour ni trompette, et donnent de plus en plus de sens à leurs actions. En effet, ils apportent des réponses concrètes et utiles à bon nombre de besoins collectifs : que ce soit dans la santé, l’éducation, les transports, le numérique, l’agriculture, la sécurité, ou encore les énergies renouvelables.
« Alors que l’écart se creuse entre ceux qui produisent des solutions et ceux qui produisent des lois, il est plus que temps de faire sauter ce plafond de verre. »
Toutes ces structures aux profils divers sont le moteur du progrès : fondations d’utilité publique, entreprises à mission, entreprises du secteur social et solidaire, coopératives, sociétés à impact, etc. Elles mobilisent, au sein de nos territoires, leurs savoir-faire pour apporter aujourd’hui (et demain) des réponses innovantes à des problématiques d’intérêt général. Alors que l’écart se creuse entre ceux qui produisent des solutions et ceux qui produisent des lois, il est plus que temps de faire sauter ce plafond de verre.
La société civile en action sur le terrain
Un exemple concret où la société civile agit avec brio ? Celui de « C’est qui le Patron ?! » !
J’avais évoqué cette initiative lors d’un précédent billet publié il y a quelques mois, à retrouver ici. Avant de vous en (re)parler, voici quelques chiffres à prendre en compte sur la détresse de nos agriculteurs.
« 75 % des Français sont prêts à ajouter des centimes lors de l’achat d’un produit si cela garantit une juste rémunération des producteurs. »
D’après un sondage réalisé en janvier 2024 pour « C’est qui le Patron ?! » en partenariat avec « YouGov France », 78 % des Français sont inquiets que nous rencontrions des problèmes d’autosuffisance et de qualité de la nourriture d’ici 2030. 75 % des Français sont prêts à ajouter des centimes lors de l’achat d’un produit si cela garantit une juste rémunération des producteurs, et seulement 6 % d’entre eux font « tout à fait » confiance aux marques pour bien rémunérer les producteurs.
Lancée par Nicolas Chabanne en 2017, la coopérative « C’est qui le Patron ?! » (dont je suis sociétaire) défend notre agriculture française grâce à un modèle à la fois innovant et éthique. Pour ce faire, elle respecte 7 principes :
- 1. Des prix rémunérateurs pour les producteurs basés sur les coûts de production et une négociation équilibrée ;
- 2. Un engagement commercial pluriannuel entre les groupements de producteurs et les acheteurs ;
- 3. Le versement d’un montant supplémentaire destiné au financement de projets collectifs ;
- 4. Une autonomie des producteurs grâce à la mise en place d’une gouvernance démocratique dans leurs organisations ;
- 5. La transparence et la traçabilité des fillières ;
- 6. La sensibilisation des consommateurs à des modes de production socialement et écologiquement durables ;
- 7. Un critère de valorisation des modes de production et d’exploitation respectueux de l’environnement et de la biodiversité.
Avec d’autres « consom’acteurs », je participe activement à la création de produits respectueux de l’environnement, tout en garantissant une rémunération juste aux producteurs. C’est un modèle qui fonctionne, qui plaît à des millions de Français (1ère place des nouvelles marques de ces 10 dernières années) et qui soutient sans relâche nos producteurs français.
Cette simple entreprise orchestré par ce faizeux démontre qu’une force collective, bien préparé, compétente, sérieuse, dynamique, et surtout sincère, peut rendre la vie meilleure à de nombreux citoyens français.
Le Français aime entreprendre depuis toujours
Sachez une chose : vous n’êtes pas seuls ! En 2023, l’Insee a annoncé la création d’1 million d’entreprises. 1 million de créateurs, de start-uppers, d’artisans, qui désirent « faire leur part » au sein de notre pays. À noter que cette dynamique entrepreneurial se maintient à un niveau élevé année après année. C’est une force irrésistible qui est en marche, et la nation a besoin de cette énergie.
« Le Parlement où se trouve notre classe politique est une chambre de biens pensants qui sont déconnectés de la réalité […] »
Hélas, l’Assemblée nationale (et toutes les autres structures politiques) reste largement étrangère de cette France des actifs. D’après des données de l’Observatoire des inégalités, 69,5 % des députés sont issus des cadres supérieurs (qui ne représentent que 21,6 % des actifs), alors que les ouvriers et employés – qui forment près de la moitié de la population active – ne comptent qu’environ 6 % des élus. Pour les « artisans, commerçants et chefs d’entreprise », le rapport est à peine meilleur : ils ne représentent que 8,7 % des députés (contre 6,5 % des actifs). Le Parlement où se trouve notre classe politique est une chambre de biens pensants qui sont déconnectés de la réalité, un club privé qui méprise l’effort entrepreneurial et qui surtout n’a jamais mis un seul pied dans une entreprise. En clair : la République tourne à huis clos, sans vous !
« […] L’indépendance et le pragmatisme des patrons sont précisément ce qui manque à nos élus professionnels »
Au sein de notre pays, il existe de nombreux exemples d’entrepreneurs qui se sont engagés en politique. Jean‑Christophe Fromantin, ancien chef d’entreprise devenu maire de Neuilly-sur-Seine en 2008, le dit lui-même sans détour dans un entretien accordé à l’Express : « La genèse de mon engagement politique est liée à ma vie d’entrepreneur ». Cet homme de terrain ajoute même que les créateurs d’entreprise « peuvent amener une vraie plus-value au monde politique », car ils ont « la liberté de ceux qui n’ont pas besoin de fonction élective pour exister ».
En d’autres termes, l’indépendance et le pragmatisme des patrons sont précisément ce qui manque à nos élus professionnels. Dans le même esprit, l’entrepreneur du numérique Rafik Smati avait franchi le pas en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle de 2022. Son mouvement Objectif France incarne la volonté de traduire les valeurs de l’entreprise en propositions concrètes pour le pays. Dans nos territoires, plusieurs maires sortis du privé illustrent aussi le changement possible.
« Tous ces parcours inspirants montrent qu’il n’y a aucun complexe à avoir en étant entrepreneur en politique. »
David Lisnard, par exemple, a troqué son commerce familial contre le tablier de maire de Cannes : fort de son expérience de chef d’entreprise, il a conduit une gestion rigoureuse qui a réduit de dizaines de millions la dette communale et généré des économies réelles sur les dépenses courantes. De même, la jeune Sarah Knafo – issue du monde des services publics, mais souvent citée chez les milieux entrepreneuriaux – fait figure d’exemple en devenant députée européenne, prouvant qu’un profil non conventionnel peut s’imposer au sommet.
Tous ces parcours inspirants montrent qu’il n’y a aucun complexe à avoir en étant entrepreneur en politique. Au contraire, l’État français aura plus que jamais besoin de tous ses entrepreneurs pour redresser la barre. Je ne vais pas vous mentir : s’engager en politique n’est pas facile. Ce n’est pas une décision qui se prend à la légère. C’est quelque chose qui demande une certaine réflexion, et cela peut prendre du temps. Je le conçois, mais aujourd’hui, il y a urgence.
L’action parle plus fort que les mots
Quel autre chemin possible pour faire bouger les lignes ? Plutôt que de subir les réformes ineptes et la bureaucratie asphyxiante, pourquoi ne pas participer à l’Histoire ? Vous connaissez la réalité du terrain mieux que quiconque : fiscalité, régulation, innovation et investissement sont votre quotidien. C’est précisément cette expertise que notre pays attend. L’économie a besoin de respiration, notre industrie de compétitivité et nos campagnes d’attractivité. Seuls des entrepreneurs-politiciens comprendront le vrai défi : associer solidarité républicaine et liberté économique. Mon appel est donc simple. Entrepreneurs de France, le moment est venu d’entrer en politique.
« Ne laissez pas nos politiciens actuels recycler leurs échecs et raconter des inepties à la télévision. »
Montez sur les listes municipales ou législatives, créez des think tanks, rejoignez les cabinets ministériels, pesez dans les débats : ne laissez pas nos politiciens actuels recycler leurs échecs et raconter des inepties à la télévision. Vous avez tous les atouts – pragmatisme, expérience du terrain, rapidité de décision – pour redonner confiance aux Français. Dans le dernier sondage CEVIPOF de 2025, 26 % des Français seulement déclarent avoir confiance dans la politique. Cela démontre implacablement l’urgence de la situation. Et c’est maintenant à vous de prendre les rênes de l’action publique !
La République vous tend la main. C’est à votre courage que revient le redressement de notre pays. Votre heure est arrivé !
Mickaël Maia

Fondateur de « Eduq’IA », la plateforme en ligne pour acquérir les bonnes bases sur l’IA
Militant au sein du parti politique « Nouvelle Énergie »
Membre du think-tank « Objectif France »
Sociétaire « C’est qui le Patron ?! »
Social Media Manager et stratège digital







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